Milieu du mois de mai, Flor, une amie de Grenoble, est à Berlin, pour une série de conférences sur les technologies médicales, la décision est prise, j'irais la rejoindre pour un week-end prolongé, merci les RTT (gleichzeit Tag en allemand).
Donc, un vendredi après le boulot je mets les voiles, direction Berlin. 300km et quelques temps plus tard (je ne dirais pas combien pour ne pas effrayer ma chère maman, car ça roule vite sur l'autoroute par chez moi), je me retrouve donc dans la grande capitale, une ville vraiment immense avec des parcs et même une forêt à l'intérieur de la ville, les rues sont vraiment, vraiment, larges, même si cela ne sers à rien les berlinois se déplacent principalement grâce aux deux réseaux de métro et surtout à bicyclette.Après avoir posé mes affaires à l'auberge de jeunesse, je pars retrouver Flor, pour aller manger un morceau, puis on se cherche un petit endroit sympa pour la soirée, et c'est la que soudainement un type nous interpelle de sa fenêtre. Un vrai doux-dingue avec du vernis à ongle noir et bleu, une robe/veste en dentelle de la même teinte que ses ongles, et une cigarette de foin des Indes. Le gars a pas du redescendre depuis le passage de Bowie et d'Iggy Pop dans la ville en 1976. Il est plutôt entrainant et nous discutons quelques minutes avec lui avant de repartir, direction un petit club rock dans Prenzlauer Berg.
La déco est assez étrange, une sorte de mix de saloon de western avec un bar clandestin dans le Chicago de la prohibition, le tout avec des projections de vieux western spaghetti sur un pan de mur, et un papier peint qui ne doit pas toujours être du goût de Georges "weapon-of-mass-destruction" Bush. Enfin, voila nous dansons jusqu'au petit jour (qui arrive quand même relativement tôt ici, à l'est).
Rendez-vous est pris pour se promener dans la ville le lendemain. C'est assez coquasse car il faut zigzaguer entre les GIboulées grosses comme des mandarines et les gros-plein-de-bière en rouge et blanc et les gros-plein-de-bière en rouge et gris. Et oui, c'est la finale de la coupe d'Allemagne de Fussball, et l'amateur de ballon rond en Allemagne est encore plus fan de cervoise que ses compatriotes.
Nous arrivons quand même à voir les hauts lieux de la ville avant d'aller diner dans une pizzéria uniquement italophone (c'est le concept, les serveurs ne parlent qu'italien et arborent ostensiblement un maillot de la squadra azzura, m'en fous, je préfère le rugby), heureusement, quattro stagioni, ça se dit pareil en français et en italien. Au hasard de nos pérégrinations dans Kreuzberg, nous atterrissons dans un petit club pour assister à un concert de rock latino d'un petit groupe chilien en compagnie de deux berlinoises francophiles.
Le dimanche, je dépose Flor à l'aéroport avant de reprendre la route pour Hanovre.
vendredi 25 mai 2007
Ich bin ein Berliner
Tags : Chroniques germaniques
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1 commentaire:
Ach ! Es war viel spass !
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